LE DG JEAN-PIERRE NONAULT FACE AUX RESPONSABLES DES ÉTABLISSEMENTS DE MICROFINANCE
Jeudi 3 février 2022 à Brazzaville, Jean-Pierre Nonault, Directeur général par intérim des institutions financières nationales (DGIFN), a reçu les responsables des établissements de microfinance du Congo. En présence de Dieudonné Ndinga-Moukala, Directeur général de la Fédération des Mutuelles congolaises d’épargne et de crédit (MUCODEC), et Président de l’Association professionnelle des établissements des microfinances (APEMF). Qui avait à ses côtés Armel Fridelin Mbouloukoué, Directeur général du Fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement (FIGA), et Payas Poaty, représentant du Directeur national de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC).
Deux allocutions ont été prononcées : celle de Dieudonné Ndinga-Moukala, Président de l’Association professionnelle des établissements de microfinance (APEMF), qui a présenté sa structure. « Les établissements de microfinance sont regroupés conformément à la réglementation au sein de l’APEMF-CONGO. L’Association compte 24 établissements qui exercent leurs activités sur l’ensemble du territoire national. Ils sont repartis en trois catégories, à savoir : 1ère catégorie (11 EMF ayant pour objet de procéder à la collecte de l’épargne de leurs membres qu’ils emploient en opération de crédit, exclusivement au profit de ceux-ci) ; 2ème catégorie, (11 EMF collectant l’épargne et accordant des crédits aux tiers) ; 3ème catégorie (établissements accordant des crédits aux tiers, sans exercer l’activité de collecte de l’épargne) », a-t-il expliqué, en informant l’assistance que le Congo n’a aucun EMF de 3ème catégorie. Selon lui, « le portefeuille des EMF au Congo enregistré au 31 décembre 2021 présente près de 500.000 clients membres. 215 milliards de F CFA d’épargne ont été collectés. Tandis que l’encours de crédits est de 131 milliards de F CFA ». Concluant son propos Dieudonné Ndinga Moukala a affirmé que le secteur est actuellement résiliant et espère à un vrai départ des indicateurs économiques pour définitivement tourner la page des provisions sur créances et d’autres difficultés liées aux crises que nous traversons.
A noter que dans le cadre de sa nouvelle politique de rapprochement avec les assujettis, de relance de la communication et de renforcement de la collaboration avec ses partenaires, Jean-Pierre Nonault a, au cours de cette rencontre, rappelé les missions de son institution, à savoir : veiller à la régulation du système financier national et à la sécurisation des dépôts des épargnants ; promouvoir la modernisation, la diversification et la sécurisation des moyens de paiements ; participer à l’orientation et à la coordination des politiques relatives au système financier national avec le Comité national économique et financier (CNEF) ; veiller à l’application de la réglementation relative aux établissements de crédit, aux établissements de microfinance, aux sociétés et intermédiaires d’assurances ; assurer la promotion du secteur des assurances (rapports d’activité, contrôle et suivi) ; examiner les demandes d’agrément relatives aux établissements de crédit, aux établissements de la microfinance, aux sociétés d’assurance et intermédiaire d’assurance ; contribuer à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme…
Situation de l’inclusion financière au Congo en 2020
Dans sa communication, Jean-Pierre Nonault a insisté sur l’inclusion financière, qui est structurée en deux points. Il s’agit de l’évolution des indicateurs d’accès aux services financiers et de l’évolution des indicateurs d’utilisation de ces services. Le DGIFN a indiqué qu’il existe deux indicateurs pour mesurer le degré d’accès des populations aux services financiers. D’abord, le taux de pénétration géographique des services financiers, qui évalue le degré de proximité, c’est-à-dire le nombre de points de ces services disponibles sur une superficie de 1.000km2. Ensuite, le taux de pénétration démographique des services financiers, qui mesure le nombre de points de ces services disponibles pour 10.000 adultes. « La situation de l’inclusion financière au Congo s’est globalement améliorée entre 2019 et 2020 », a-t-il conclu. Rappelons qu’une vingtaine des directeurs d’établissements de microfinance ont pris part à cette prise de contact. Entre autres, le Fonds d’action mutuelle- FODAM- ; la Caisse d’épargne de crédit des femmes du Kouilou-CECFK- ; la Caisse d’appui au développement communautaire- CADC- ; Express union Congo-EUC- ; le Groupe Charden Farell –GCF- ; la Fédération des mutuelles congolaises d’épargne et de crédit- MUCODEC- ; la Caisse de participation à la promotion des entreprises et à leur développement- CAPPED- ; la Caisse féminine planète rurale –CFPR- ; la Caisse d’appui aux initiatives économiques de Claire-CAIEC- ; la Mutuelle d’épargne et de crédit likelemba- MECL- ; COFINA ; HOPE Congo ; MOCP ; NATIF CRED…..